Groupe Renouveau Bordeaux - Novembre/décembre 2022

Pierre Hurmic doit prendre sa part pour protéger le pouvoir d'achat des Bordelais.

La crise énergétique et ses conséquences ne seront malheureusement indolores ni pour les particuliers, ni pour les entreprises, ni pour les collectivités. C'est pourquoi, dès l'été dernier, le Gouvernement a mis en place plusieurs mécanismes de protection du pouvoir d'achat des Français et du budget des collectivités les plus impactées et a annoncé le déploiement de nouveaux boucliers tarifaires pour 2023.

Pour autant, en septembre dernier, Pierre Hurmic brandissait la menace d'une hausse des impôts des Bordelais comme un moyen de compenser l'augmentation du coût de l'énergie pour notre ville. Cela après avoir décidé en 2022 de la hausse des tarifs de la cantine, du conservatoire, de la piscine, des musées, etc. et de leur indexation sur l'inflation pour les années à venir. En octobre dernier, Pierre Hurmic réclamait l'aide de l'État pour régler la facture énergétique de Bordeaux sans quoi, d'après lui, la continuité des services municipaux pourrait être remise en cause. Cela alors même qu'il constatait 3 mois plus tôt, en juillet, 13 millions d'euros de recettes supplémentaires et inattendues qui étaient, selon ses dires, une "bonne nouvelle" pour le budget municipal.

Ainsi, pour Pierre Hurmic, les bonnes nouvelles seraient au bénéfice exclusif des finances de la Ville et les mauvaises devraient être aux dépens des seuls Bordelaises et Bordelais ?

À notre tour, nous demandons donc à Pierre Hurmic de protéger les Bordelais : en renonçant aux augmentations des tarifs des services municipaux, en appliquant un moratoire sur leur indexation sur l'inflation et en s'engageant à ne pas augmenter les impôts des Bordelais.

Si la situation budgétaire de la Ville le nécessite, Bordeaux bénéficiera d'un bouclier tarifaire, comme l'État s'y est déjà engagé. Dans le cas contraire, nous ne voyons aucune raison de taxer davantage les Bordelais.

Pierre Hurmic doit prendre sa part pour la protection du pouvoir d'achat de nos concitoyens, comme d'autres maires de la Métropole s'y sont déjà engagés.